Nouvelles‎ > ‎

Thetford Mines : un weekend « balmémorable »

publié le 21 juil. 2016 à 06:03 par Marie-Sophie L'Heureux   [ mis à jour le·5 avr. 2017 à 10:28 par Club Cycliste Cycle Pop ]

Texte : Francis Tessier et Maria-Isabelle Noël

Révision : Marie-Sophie L’Heureux 


Thetford Mines a été la terre d’accueil et le terrain de jeu du Club cycliste Cycle Pop (CCCP) de Montréal les 16 et 17 juillet derniers. Bertrand Huppé, originaire de Thetford, a invité une bonne vingtaine d’amis cyclistes de Montréal à découvrir les charmes de sa ville natale, ses résidents, ses belles pistes cyclables, ses longues et belles routes droites, ses vallons, ses bovins, ses chevaux et sa fameuse pente escarpée de 17 % d’inclinaison ! Bref, des charmes insoupçonnés dans une région que peu de cyclistes connaissaient. 

 

L’hospitalité y a été des plus touchantes. De la dame en haut de la grosse côte à 17 % qui nous a spontanément invités à effectuer une halte chez elle alors qu’elle quittait la maison, aux automobilistes qui s’arrêtaient aux abords des pistes cyclables pour nous laisser calmement traverser la rue, aux commis de dépanneur qui nous jasaient ça et à l’inoubliable Balmoral, ce n’est pas peu dire : Thetford sait recevoir en grand !

 

Au Bal, au Bal moral moral moral ! C’est dans ce motel mi-moderne mi-années 80 qu’on a déposé nos bagages en arrivant samedi, le temps que la pluie cesse. La dernière goutte de pluie tombée, nous avons enfourché nos vélos et englouti les 100 km balisés par le club. La réceptionniste nous a gentiment assigné les chambres. Un bref tour d’horizon et on a vite découvert la belle suite avec son lit king et son bain-tourbillon, la piscine extérieure et le bar La P’tite Grenouille. Dire qu’on n’était pas couchés relevait de l’euphémisme…

 

À 13 h, nous sommes allés réchauffer nos pneus sur l’asphalte encore humide. Merci beaucoup à André Dallaire, membre du club cycliste de Thetford, qui a roulé avec nous les deux jours et qui nous a fait part de ses conseils et de son soutien. Il nous a prévenus qu’en certains endroits, la chaussée était en mauvais état « comme en Afghanistan ». En tant que cyclistes montréalais habitués de zigzaguer constamment pour éviter les cônes orange et les nids-de-poule, nous avons trouvé au contraire que les routes étaient en très bon état, en comparaison... Tout est relatif !

 

« Mettez votre pied à terre quand vous faites vos stops, ici, il y a des quadriporteurs sur la piste cyclable et les policiers sont là, ils surveillent leur monde. On a une forte population de plus de 65 ans par ici… », s’est empressé de préciser André. Trois pelotons de différentes vitesses se sont ensuite formés, et c’était parti ! Nous partions à la découverte de Thetford !

 

La pluie a laissé place à une belle journée douce et ensoleillée, on a plongé dans les paysages verdoyants de la région, lesquels étaient ponctués de belles maisons pittoresques dignes de cartes postales, de mignonnes églises ici et là, de troupeaux de vaches et du gargouillis de la rivière Bécancour, qu’on longeait par moments. Certaines pentes étaient très décourageantes à l’approche, mais c’était tellement beau au sommet et à la descente ! On n’a jamais autant aimé souffrir tout en combinant plaisir et découverte. Au fil de nos randonnées, des gens nous encourageaient même de leur balcon. On ne se sentait pas en visite, mais comme des membres de la famille. Des « gens de la place », quoi ! L’hospitalité de Thetford, disions-nous donc…

 

Cent kilomètres plus tard, nous sommes arrivés, en fin d’après-midi, au stationnement du Balmoral. Et ça n’a pas été bien long que plusieurs se jetaient déjà à l’eau ou s’installaient au bar avec une bonne bière froide… La douche a été délicieuse, le repas copieux, et le party a levé à La P’tite grenouille un peu avant dix heures. On fêtait deux de nos cyclistes dont c’était l’anniversaire, et on n’aurait jamais soupçonné que cette belle gang de passionnés de vélo venait de rouler sous le soleil pendant un bon 4 à 6 heures ! Le karaoké jouait en arrière-plan, entrecoupé de chansons entraînantes. On a dansé en ligne, on a swingé comme dans l’temps du jour de l’an, on s’est offert des shooters, on a trinqué, chanté. Petit à petit, les gens sont allés se coucher. D’autres ont fait la fête jusqu’aux petites heures du matin et certains ont même pris un bain de minuit…

 

Jour 2, dimanche, après un bon déjeuner, c’était reparti pour 88 km de route. André a même invité ses neveux ainsi que Jean Boissonneault, un autre membre du club cycliste de Thetford, à se joindre au peloton. À peine un brin de pluie. Même paysage bucolique, même ambiance bon enfant. Les parents de Bertrand, sa sœur et ses nièces nous attendaient à l’heure du midi avec des supers sandwiches, salades, cupcakes, bonnes fraises du coin et quelques mots d’encouragement. Super ravito familial à la Huppé !

 

On a longé des carrières et des montagnes d’amiante impressionnantes, salué les bovins qui mangeaient allègrement leur foin… et on a pédalé, pédalé et pédalé encore. Avec la journée d’avant, la veillée derrière la cravate et la circulation sur la 112, la journée a été un peu plus éprouvante, mais on a apprécié la courtoisie générale des automobilistes, qui gardaient une distance sécuritaire entre eux et nous, et cela a grandement contribué à la sécurité de tous et au plaisir de rouler dans la région de Thetford. Jamais on n’a été si contents de revoir le panneau familier et tout en grosses lettres blanches : B-A-L-M-O-R-A-L.

 

Certains d’entre nous ont tellement aimé la région qu’ils se sont perdus, ou ont plutôt roulé en mode explorateur pour en découvrir davantage. Une vraie sortie… épique ! Nous serons nombreux à vouloir y retourner !

 

Nous tenons d’ailleurs à remercier le Balmoral pour son incroyable accueil ainsi que le personnel du bar et aux habitués de l’endroit pour nous avoir permis de pratiquer nos talents de chanteurs et de fausser dans la joie et la bonne humeur. À la blague, nous nous sommes même dit que nous resterions ici plutôt que de revenir à Montréal, et qu’on reviendrait chez nous seulement quand le club serait de retour dans la région. Parce que deux jours, ce n’était vraiment pas assez ! Merci Thetford ! À la prochaine épopée cycliste !

 

Une seconde version de ce texte a été soumise au Courrier Frontenac, l’hebdo régional de Thetford Mines.

Comments